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Quand le ver est dans le fruit et l'Europe est le fruit... Tout pourri. -


Quand le ver est dans le fruit et l'Europe est le fruit... Tout pourri.

Le 04 décembre 2012

Par Anne-Marie Delcambre, Islamologue.

Islamologue reconnue, décriée par les uns, louangée par les autres, sa personnalité ambigüe, mais reconnue enquiquine bon nombre de ses détracteurs, car oui, elle connait, elle a étudiée et met à mal l'islam au travers de ses sourates, dépeçant chacune d'elle !

Sa connaissance parfaite de la langue arabe, tout autant que de l'histoire de l'islam en fait un personnage à part, gênant et bien souvent décrier !

Mais les faits sont bien là, étayer par les preuves factuelles de ses connaissances en la matière.

Oui, l'islam elle connait et elle "tape fort" au travers de ces traductions du coran, sans tabou – elle démonte chaque verset de chaque sourate, traduit les lignes et les entrelignes !

Merci et bravo à vous Anne-Marie Delcambre

[Télécharger la vidéo Ici...]


Verset abrogeant (nâsikh), verset abrogé (mansûkh) !


Un article incontournable pour qui veut lire le coran.

Pourquoi revenir sur cette règle de l’abrogation, dont j’ai déjà parlé précédemment ? Parce qu’elle constitue une clé absolument indispensable pour la compréhension du Coran et donc de l’islam. Si on ne connaît pas le sens de cette règle fondamentale, on ne peut qu’être déconcerté ou découragé devant les nombreuses contradictions présentes dans le livre saint des musulmans ; on risque également de se faire "rouler dans la farine" lors de discussions avec des musulmans rusés et /ou malintentionnés.

Anne-Marie Delcambre consacre un bref chapitre de son dernier livre[1] à ce thème. Elle rappelle que "dans le cas de deux versets qui se contredisent, pour les spécialistes, le verset révélé en dernier abroge le verset révélé en premier".

Etant donné que dans le Coran les sourates ne sont pas classées dans l’ordre chronologique mais en général par ordre de grandeur décroissante (de la plus longue sourate à la plus courte, à l’exception de la première sourate), une question se pose inévitablement : en cas de contradiction entre deux versets, comment savoir quel est le verset révélé en dernier ?

Réponse : "Il faut (…) se référer aux études des savants de l’islam pour connaître l’ordre chronologique". Ceux-ci distinguent les sourates mecquoises (révélées à La Mecque entre 610 et 622) et les sourates médinoises (révélées à Médine entre 622 et 632).
Le principe du verset abrogeant (nâsikh) et du verset abrogé (mansûkh) est contenu dans le Coran lui-même :
Sourate 16 (sourate mecquoise, la 70ème révélée), verset 101 :

"Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent : "Tu n’es qu’un menteur." Mais la plupart d’entre eux ne savent pas."

Sourate 2 (sourate médinoise, 87ème révélée), verset 106 :

"Si nous abrogeons un verset ou si nous le faisons passer à l’oubli, Nous en apportons un meilleur ou un semblable. Ne sait-tu pas qu’Allah est omnipotent ?"

Quel est l’intérêt de tout ceci ? La règle de l’abrogation a des conséquences pratiques, concrètes. Illustrons-le par deux exemples.

Premier exemple. Pourquoi la consommation d’alcool est-elle interdite aux musulmans ? La sourate 16, verset 67 dit pourtant :
"Des fruits des palmiers et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. Il y a vraiment là un signe pour les gens qui raisonnent".

Pour répondre à la question, il faut savoir que la sourate 16 est une sourate mecquoise (c’est la 70ème révélée) et qu’elle est abrogée par la sourate 2 (médinoise, 87ème révélée), verset 219. Celle-ci est abrogée à son tour par la sourate 4 (médinoise, 92ème révélée), verset 43. Cette dernière enfin est abrogée par la sourate 5 (médinoise, 112ème révélée), verset 90 :
"O les croyants ! Le vin, les jeux de hasard, les statues, les flèches de divination sont une abomination inventée par Satan. Ecartez-vous-en afin que vous réussissiez." On a donc ici affaire à une succession de versets qui s’abrogent les uns les autres, et c’est le dernier d’entre eux (chronologiquement) qui a le dernier mot. "D’après le principe de l’abrogation qui régit l’application du Coran, c’est la sourate 5 qui doit guider la conduite du musulman. Il faut donc ne pas consommer d’alcool" [2].

Deuxième exemple. Pourquoi certains, dont je fais partie, déploient-ils autant d’efforts pour dire, à l’encontre de tant d’autres, que l’islam n’est PAS la religion pacifique et tolérante qu’on a coutume de nous décrire ? Le Coran contient bien de nombreux versets "pacifiques", "gentils", "tolérants". En effet. Mais il en comprend également d’autres, qui sont "intolérants", d’une extrême violence envers les juifs, les chrétiens, les non-croyants. Dès lors, à quels versets se fier ? Il faut une nouvelle fois savoir à quelle période se rapportent les versets en question. Les premiers (tolérants) appartiennent à la période mecquoise, les seconds (violents) à la période médinoise.
Par conséquent, toujours en vertu de ce principe de l’abrogation (contenu dans le Coran, je le rappelle), les versets qui prêchent l’indulgence, la tolérance, sont abrogés par ceux qui prônent la violence et l’intolérance. Ceux qui invoquent les versets de la période mecquoise pour soutenir que "l’islam est une religion de paix etc." sont ignorants du principe de l’abrogation, ou pire encore, le connaissent très bien mais essayent de nous manipuler...

Source
Ripostesita's Blog

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